Au fur et à mesure des années, le Rock c'est un peu devenu notre lieu de pèlerinage propice au dialogue, aux rencontres opportunes et à l'ivresse de la fête. Et toujours le rituel du camping...je suis sure que certains payent un billet juste pour le camping...!!! Du côté de la prog' on a pas été comblé plus que ça mais qu'importe, le Rock c'est bien plus : c'est un état d'esprit !!!
Le premier soir, Fishbone nous a fait bougé la tête sur de la fusion ska-funk-hip'rock très rock'n'roll !!! On enchaîne ensuite avec Ghinzu qui opte résolument pour une musique pop-rock trop peu originale pour marquer les esprits...mais où est passé toute cette alchimie de Blow ???
Un petit tour par la Papamobile nous fait saliver à l'écoute du post-rock indie made in France des Adam Kesher.
Le moment tant attendu de la soirée arrive enfin avec la venue sur scène de notre belle Dj graphiste nationale, Missill, qui nous a livré une mixtape breakbeat explosive pour défendre son dernier album MixShake. Une fois de plus, l'excitée des patines a déchaîné le dancefloor pour laisser place à un set beaucoup plus minimaliste mené par Nil Hartman. Lancé par Busy P., le jeune Dj envoi en live un son que l'on pourrait qualifier d'intelligent dance music hybride tant hypnotisante que dansante. La première soirée s'achève, direction le camping.
Il faut savoir qu'au Rock c'est en rentrant dans le camping que la soirée commence, impossible d'y échapper. L'occasion de rencontrer un tas de gens et de discuter jusqu'au bout de la nuit [matin ?!?], jusqu'à plus soif !!! D'autant que le temps était favorable. Après une "nuit" de 2h et une petite sieste sous le soleil, c'est reparti pour une fin de journée musicale qui a commencé pour ma part avec Zone Libre. Le groupe, mené par le guitariste de Noir Désir, Serge Teyssot-Gay, produit un son rock brut et sombre invitant à une promenade tout aussi ténébreuse que poignante. S'en suit ensuite un furtif passage par la Papamobile et apprécier l'électro-pop des français de Crystal Palace puis se diriger vers la Grande Scène pour contempler l'excentrique et très charismatique Karen O. des Yeah Yeah Yeahs. Ce fut sûrement le live le plus rock'n'roll du festival. Les 3 new-yorkais délivrent du gros son punk-rock guidé par les sonorités blues de la chanteuse. C'est au tour de Tryo, d'entrer en scène. Je m'attendais à entendre des chansons qui me seraient inconnues mais je fut agréablement surpris d'entendre d'anciennes compos qui ont tant marqué mes années lycée. On les a tellement [trop !?!?] entendu, vu et écumé que maintenant avec Tryo on a tendance à s'ennuyer très vite sur un album mais en concert c'est toujours agréable et ça permet d'aller remplir son ecocup' sans trop d'embouteillage...!!!
Régulièrement comparés à Justice, ce sont les deux anglais avant-gardistes de Brighton qui possèdent maintenant le dancefloor. South Central, qui a fait la première partie de Prodigy lors de son dernier passage dans la capitale, nous a balancé un set électro-punk trash à souhait bercé par une trame de gros beats. C'est ensuite au tour de l'électro de Data de prendre le relais dans une atmosphère imbibée de beats psychédéliques. Les deux berlinois de CLP assureront la clôture de ce festival, au rythme de ballades électro-funky propices au body shaking !!!
Voilà deux jours de vacances post-partiels forts agréables, dommage que l'on soit obliger de ruser pour pouvoir entrer avec l'appareil photo. Pourquoi ne confisque-t-on pas les téléphones portables de tout le monde à ce moment là ?!? Méfiez-vous quand les téléphones embarqueront un appareil photo de 10Mpix vous serez obligé de le consigner à l'entrée (sic) !!! Un coup de gueule aussi aux toilettes chimiques, à l'heure où les éco-toilettes sèches fleurissent sur les festoch', les organisateurs pourraient faire un effort pour le bien des festivaliers et de la planète !!!
Ce festoch' ce fut aussi l'occasion de voir enfin les carloches de la Papa's finies après avoir participé à une session peinture.
J'ai envi de dire "vivement l'année prochaine" en espérant que la crise n'est pas tout terassé d'ici là...Mon prochain rendez-vous festivalier ce sera ce week-end à Saint-Denis-De-Gastines (53) avec le festival Au Foin De La Rue et une prog' très alléchante. Bien entendu je vous ferez parvenir tout ça...!
Les tofs sont disponibles ici. J'en ai profité pour étoffer mon Portofolio PixHell.
J'avais déjà parlé du fameux netlabel ElectroBel dans un précédent billet...et bien récemment j'ai fait la découverte du netlabel Fresh Poulp Records.
Fresh Poulp Records est un netlabel de musiques électroniques éclectiques créé fin 2004 par Boris thomas (actuel webmaster de dmute.net) Sébastien Charpiot (contrebassiste du groupe UHT°) et Geoffrey Marchand désormais seul au commande du management du label. Naviguant entre dub, techno, electronica et drum'n'bass, ses tentacules portent également d'autres styles de musiques en adéquation avec l'univers électronique et tous ses dérivés. Un de ses objectifs majeurs est d'assurer la promotion de ses artistes via Internet, à l'aide de son site, et de proposer tout son catalogue (maxi, albums et compilations) au format MP3 en libre téléchargement sous license Creatives Commons. L'autre objectif du label est le booking d'artistes. En effet, depuis 2008, Fresh Poulp Records essaye au mieux de trouver des dates à ses artistes et reste ouvert à toute proposition artistique.
Le catalogue proposé n'est pas très vaste mais il a l'avantage d'être de qualité. C'est l'occasion de faire de nouvelles découvertes, d'autant que pour une fois on peut télécharger sans culpabiliser. Ce genre de concept fleuri sur la toile et je découvre de plus en plus de netlabels au hasard d'un clic. En pleine récession Hadopi, non seulement c'est un pied de nez à l'industrie de la musique mais c'est aussi un moyen novateur pour la promotion artistique, à ne pas négliger.
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